Résumé

Debost Quelques réflexions sur le principe de la souveraineté du peuple… (1848)

Dès lors les hommes agités par l'attrait d'avantages problématiques pour eux mêmes, ou pour d'autres, qui détraquent les esprits, commettent non seulement une faute, mais un grand crime ; et si plusieurs partis remuent une nation en sens inverse, ils tendent à engendrer le chaos. Une formidable armée ennemie serait beaucoup moins dangereuse pour la France, que l'influence désastreuse de quelques millions distribués avec tact pendant un certain temps par une puissance étrangère dans un but politique
Source : Gallica

Debost Quelques réflexions sur le principe de la souveraineté du peuple… (1848)

Les élections sont le plus ordinairement utiles à la société lorsque tous les électeurs, ou à peu près tous y participent ; elles peuvent être très dangereuses lorsqu'une trop notable partie des électeurs s'abstient d'y paraître. Ces absences laissent trop de champ soit au parti dominateur, soit au pouvoir, soit même à une poignée d'intrigants, d'ambitieux, d'exaltés ou d'aveugles, qui poussent à l'extrême d'autres aveugles et imprudents ; s'il en est ainsi, ou à peu près généralement, il en résulte de mauvais choix, et par suite de mauvaises lois et institutions.
Source : Gallica

Debost Quelques réflexions sur le principe de la souveraineté du peuple… (1848)

N'est-il pas raisonnable de conjecturer qu'il y aurait sur le sol de la France autant de gouvernements divergents, même de principes opposés : que ces petites nations seraient sujettes à des désordres intérieurs périodiques; qu'elles se jalouseraient, se feraient la guerre de l'une à l'autre, et finiraient par s'affaiblir de telle façon, que les peuples voisins mieux constitués finiraient bientôt par les subjuguer toutes les unes après les autres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature