Résumé

La nouvelle loi électorale et les élections (1872)

On s'explique facilement que les résultats d'un pareil système soient loin d'exprimer la pensée véritable des populations, dont la partie la plus facile à agiter continue seule à se porter avec ensemble au scrutin, sous l'influence de chefs auxquels elle a du moins le mérite d'obéir; tandis que les hommes moins passionnés n'ont aucun goût à confier leurs affaires à des inconnus et abandonnent la lutte.
Source : Gallica

La nouvelle loi électorale et les élections (1872)

Il peut arriver qu'une différence d'un millier de voix fasse triompher une liste de dix candidats et plus, et que dans tel département trente mille électeurs, par exemple, envoient à la Chambre plusieurs députés, tandis que dans un autre quatrevingt mille ne parviendront pas à faire une seule élection. En un mot, le parti le plus nombreux a trop d'avantage.
Source : Gallica

La nouvelle loi électorale et les élections (1872)

Ne peut-on pas aussi espérer que la localisation des luttes électorales ranimera l'ardeur des électeurs attiédis ; mais, à cet égard, il y a lieu de prendre des mesures spéciales, et tout le monde sans doute applaudira à l'établissement d'une pénalité pour les abstentions.
Il est juste de reconnaître que les élections par circonscription n'obvient pas directement à l'inconvénient grave que nous avons reproché au système des listes, celui de laisser les minorités sans représentants
Source : Gallica

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