Résumé

Augustin Gigon La Représentation des minorités… (1874)

C'est en quelque sorte mécaniquement, et sans que les électeurs s'en doutent, que la représentation proportionnelle sera réalisée.
Il n'y aura jamais qu'un seul tour de scrutin, et les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de voix seront élus, purement et simplement. Il est évident qu'aujourd'hui, avec les systèmes employés, les majorités même peu nombreuses écrasent les minorités et les expulsent des assemblées représentatives. C'est un grand abus,— car le progrès s'incarne toujours dans une minorité.
Source : Gallica

Augustin Gigon La Représentation des minorités… (1874)

La loi du nombre n'est pas applicable seulement dans les sociétés commerciales, industrielles, littéraires et autres. Partout où la souveraineté du peuple est officiellement reconnue, les questions d'intérêt commun sont résolues par le vote des citoyens et le nombre est souverain. Pouvoir souverain du nombre ne veut pas dire pouvoir despotique, illimité, et indiscutable,—non. Il faut simplement entendre par ces mots que la majorité est supérieure (suprà) à la minorité dans les questions qui, d'un consentement unanime et préalable, doivent être soumises au vote.
Source : Gallica

Augustin Gigon La Représentation des minorités… (1874)

Le principe que nous appliquons est le suivant, qui nous paraît juste, indépendamment de toute considération de catégories politiques : chaque candidat doit obtenir un nombre de voix directement proportionnel au nombre des électeurs qui votent pour lui, et inversement proportionnel au rang que les électeurs lui assignent sur la liste.
Il est vrai que dans notre système, si un parti peu nombreux ne vote pas avec ensemble, ce parti n'aura pas de représentant, tandis que le vote bien discipliné pourrait lui procurer un député de son choix.
Source : Gallica

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