Résumé

Bases de l'élection par le suffrage universel et direct… (1848)

Mais, dira-t-on, le chiffre de la population étant admis comme base de la représentation, les départements ne sauraient avoir le même nombre de représentants; rien de plus juste. Mais en divisant les électeurs en catégories départementales, le décret a exagéré la capacité électorale de ceux qui habitent les uns, amoindri celle de ceux qui habitent les autres. C'est là que sont l'injustice et l'erreur.
Les droits électoraux de tous les citoyens sont égaux, quel que soit le point du territoire français qu'ils habitent. Tel est le principe. Le décret l'a-t-il sauvegardé ou méconnu?
Source : Gallica

Bases de l'élection par le suffrage universel et direct… (1848)

Dès lors, impossibilité pour la population si nombreuse et si intéressante des campagnes qui, après tout, est la masse de la nation, de choisir autour d'elle ces individualités intelligentes mais modestes, qu'elle connaît et qu'elle estime, dont elle peut apprécier les intentions, chez lesquelles le passé répond de l'avenir ; mais obligation de déposer dans l'urne des listes que les voitures publiques lui auront apportées toutes faites, à moins qu'elle ne préfère éparpiller les voles au profit de candidatures impossibles, ou abdiquer son droit électoral en s'abstenant.
Source : Gallica

Bases de l'élection par le suffrage universel et direct… (1848)

On dira : si l'on admet que les arrondissements électoraux doivent être composés de deux unités, ce système ne sera applicable que dans les départements ayant à nommer un nombre pair de représentants. Dans tous ceux qui devront nommer un nombre impair, il est d'une application impossible.
Sans doute, si l'on admet qu'il ne saurait y avoir d'affinité possible qu'entre les électeurs du même département, et incompatibilité entre ceux de départements différents, quelque voisines d'ailleurs que soient les localités qu'ils habitent.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature