Résumé

Étienne Conti Nouvel essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1873)

Reconnu par la révolution de 1789, qui a proclamé la déclaration des droits de l'homme, émancipé civilement par le Code Napoléon, qui a établi l'égalité devant la loi, il est demeuré concentré, au point de vue politique, entre les mains de l'aristocratie et de la bourgeoisie, et c'est la révolution de 1848 qui l'a démocratisé d'une façon définitive, en dotant la France du suffrage universel.
Assurément, avec la diffusion des lumières, l'individualisme est le pionnier le plus ardent et le plus utile de la civilisation et du progrès.
Source : Gallica

Étienne Conti Nouvel essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1873)

Une innovation aussi radicale n'est pas sans avoir influé sensiblement sur le développement de nos moeurs publiques, et, en présence des discussions passionnées qui agitent depuis quelque temps les esprits, on est conduit à étudier d'une façon plus approfondie le suffrage universel dans ses effets, afin de se rendre un compte exact de ses avantages et de ses défauts, non pas pour enlever à l'individualisme aucune des franchises déjà acquises, mais pour en consolider l'usage en remédiant aux imperfections de la représentation nationale.
Source : Gallica

Étienne Conti Nouvel essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1873)

Les préoccupations qu'avait Proudhon à cette époque, chacun les partage aujourd'hui. Est-ce à dire qu'il faille renoncer à la libre pratique du suffrage universel ? Non assurément ! L'individualisme a conquis le droit d'envoyer ses mandataires au sein de tous les corps électifs ; c'est un progrès, il faut le respecter. Mais, en sauve gardant les intérêts de l'individualisme, il convient d'accorder, de même l'émancipation politique aux autres parties constitutives de notre ordre social.
Source : Gallica

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