Résumé

Justin André Ni prince, ni rouge, l'essai loyal… (1872)

Ceux qui ont fait de la République le culte de leur vie entière et souffert pour elle, savent que les branches monarchiques cassent dans les mains puissantes de la démocratie, qui dédaigne et n'a nul besoin d'autre protection que celle de Dieu et de la loi, surtout celle de cette armée de chefs plus ou moins fusionnés, sans soldats, dont le patriotisme est même douteux, mais désirant, comme tous les partis, émarger dans le budget de 2 ou 3 milliards de la France Ils savent, permettez-moi cette comparaison banale, que la Monarchie est à la République comme la commandite est à l'anonyme.
Source : Gallica

Justin André Ni prince, ni rouge, l'essai loyal… (1872)

Qui veut la fin veut les moyens ; les royalistes, les bonapartistes, veulent une garde royale ou impériale. Ceux qui pensent que les institutions qui nous régissent peuvent seules aujourd'hui améliorer les lois et les rendre efficaces, reconstitueront la garde-mobile pour les défendre.
Ce n'est pas en un jour, comme on le crut un moment pendant l'insurrection de la Commune, que l'on constitue une troupe solide de volontaires d'élite, excitant non la jalousie mais l'émulation dans l'armée.
Source : Gallica

Justin André Ni prince, ni rouge, l'essai loyal… (1872)

On n'y verrait qu'une loi d'exclusion comme celle du recul du vote à 25 ans, ce dont il faut se garder: l'horrible lutte que le peuple engagerait, un jour serait en quelque sorte alors une lutte parricide dans laquelle sombrerait peut-être la famille, seule planche de salut des sociétés modernes émiettées par l'individualisme que le flot des révolutions emportera, si une main ferme ne continue l'oeuvre de M. Thiers.
Source : Gallica

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