Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Du Breuil se trouva seul à travers champs. Des nuages couraient toujours sur la lune ; et leur ombre, en passant sur les morts, bougeait, à les faire croire vivans. L’air était calme, très pur. Quel abominable écœurement, cette écurie de blessés, et la bougie qui allait s’éteindre, l’établi rouge, un médecin penché sur un ventre d’homme, un médecin attentif et patient... Son visage, alors seulement, revint hanter Du Breuil, un masque velu de gorille. Oui, le médecin rencontré au début de la bataille, l’homme aux grands bras, aux gestes bizarres, aux yeux d’un bleu si pur. ”
