Napoléon Chancel,
Je ne puis me taire ! ! Deuxième mémoire dédié à mes concitoyens…
(1862)
“ Rivalisant de boursoufflure avec Bucéphale, tu n'as su te laisser conduire que par deux vices aveugles, l'orgueil et l'égoïsme, qui donnent toujours la main à un troisième, la sottise, et tu as enfanté mon premier Mémoire. Plus mal avisé que cet ours de la fable, qui tue un homme en voulant écraser une mouche, tu as lancé le pavé sur la tête de ton cher maître, et le pavé, en le tuant, t'a fait au flanc, par ricochet, une large blessure. Tous les bandages de la police correctionnelle dont vous avez beau, l'un et l'autre, entourer la plaie, n'empêcheront pas votre honneur de couler. ”
