Résumé

Notice sur M. Louis Mellier, prêtre de la congrégation de la mission… (1881)

Comme la communion était sa vie, le bon pasteur se faisait une joie de la lui apporter souvent, devançant le jour, pour ne pas gêner la malade, et parfois arrivant à minuit avec le Pain des forts. Aussi, quand vint la mort, la pieuse fille, émue de tant de soins, lui adressa ces mots : « Merci, mon père, ah! merci! au ciel je chargerai saint Vincent de vous payer mes dettes. Je lui demanderai qu'il vous prenne au nombre de ses enfants !. » L'avenir devait donner raison à ce prophétique adieu.
Du reste, M. Mellier était déjà à moitié lazariste.
Source : Gallica

Notice sur M. Louis Mellier, prêtre de la congrégation de la mission… (1881)

M. Mellier a eu à souffrir; je l'ai vu victime de procédés peu charitables, rendu responsable d'actes auxquels il était étranger; je ne l'ai jamais vu manifester l'ombre d'un ressentiment, jamais la plus légère plainte, jamais un mot pour se justifier. Sans la moindre affectation, il prenait toujours un air aimable avec ceux qui se montraient injustes à son égard. Si quelquefois un ami indiscret l'amenait sur ce point délicat, il trouvait dans son esprit si vif, si plein de tact, le moyen de cacher et sa charité et son humilité
Source : Gallica

Notice sur M. Louis Mellier, prêtre de la congrégation de la mission… (1881)

Quand Dieu veut faire un saint, il n'hésite pas à le jeter dans le creuset de l'adversité pour qu'il s'y débarrasse des scories plus ou moins mêlées à la vertu la plus éminente. M. Mellier était une de ces âmes à qui la foi fait dire comme à saint Paul : Cum infirmor, tune potens sum. Un moment élevé presque au faîte des honneurs, il descendra subitement au niveau de la foule.
Source : Gallica

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