Résumé

Notice sur M. Eugène Vicart, prêtre de la congrégation de la Mission… (1878)

Une jeune sœur, qu'il exhortait à la vie de sacrifices, lui répondit ingénument : « Mon père, je n'en ai point à offrir à Dieu, car je vis au milieu de personnes qui ne cherchent que mon bien, et ne me donnent aucun sujet de support. » Le Père directeur reprit alors, avec cette sagesse et cet esprit de foi qui le distinguaient : « Quand la sainte Vierge donnait ses soins à l'enfant Jésus, elle y éprouvait beaucoup de plaisir ; vous ne direz pas, je pense, qu'elle n'avait pas de mérite, que sa vie n'était pas alors une vie de sacrifices. C'est l'amour qui est la mesure du mérite.»
Source : Gallica

Notice sur M. Eugène Vicart, prêtre de la congrégation de la Mission… (1878)

Telle était la charité, tel le dévouement de notre zélé directeur ; s'immoler du matin au soir pour le bien de la Communauté et la sanctification de nos âmes, consumer ses forces, sans jamais trouver ses fatigues excessives, voilà sa vie au milieu de nous, vie d'un homme mort au monde, vie cachée avec Jésus-Christ en Dieu. Un jour, une sœur osa lui dire tout haut ce que la plupart se disaient entre elles : —Mon Père, vous êtes vraiment cruel pour vous, vous vous tuez.
Source : Gallica

Notice sur M. Eugène Vicart, prêtre de la congrégation de la Mission… (1878)

Il possède maintenant, je n'en doute pas, la riche récompense que lui ont acquise et sa vie édifiante et son dévouement pour la Compagnie. C'est un grand vide qui vient de se faire dans votre cœur ; il n'est pas moins grand dans le mien. Consolons-nous, mon cher confrère,
par la pensée que la mort est impuissante à briser les liens qui nous unissent à lui : in morte quoque non sunt divisi. Nous nous reverrons dans la demeure permanente ; que cette espérance adoucisse l'amertume de notre commune douleur. Je prie Notre Seigneur d'être lui-même votre consolation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature