Résumé

Notice sur Mgr François-Adrien Rouger… (1888)

M. Rouger avait le cœur trop haut placé pour ressentir la morsure d'une passion vulgaire ; l'amour des louanges n'entama jamais ce grand cœur. Tout le secret de son éloquence était dans le ton de conviction qui accompagnait sa parole et dans cette onction toute divine qu'il puisait dans son tendre amour pour Notre-Seigneur. C'était l'éloquence du cœur, d'un cœur dévoré de zèle et brûlant d'amour. M. Rouger n'était pas un chercheur d'applaudissements, c'était un chercheur d'âmes ; et pour attirer les âmes à lui il n'avait qu'à laisser parler son cœur.
Source : Gallica

Notice sur Mgr François-Adrien Rouger… (1888)

Comme on le voit, les pensées de Dieu ne sont pas les pensées des hommes.
Adrien Rouger arrive donc au presbytère. A la vue de ce petit paysan, à la physionomie vive et éveillée, empreinte en même temps de cette candeur naïve qui est comme le reflet de l'innocence, le bon curé devina, du premier coup d'œil, la droiture de son cœur, et l'aima. La rencontre de ce prêtre vénéré fut, pour le jeune aspirant au sacerdoce, un bienfait dont il se ressentira toute sa vie; l'homme de Dieu le marqua d'un cachet ineffaçable de piété et de vertu.
Source : Gallica

Notice sur Mgr François-Adrien Rouger… (1888)

On dirait qu'il y a, entre les grandes âmes, un aimant qui les attire, une force invisible qui les rapproche, comme de secrètes intelligences, au moyen desquelles elles se comprennent et se communiquent leurs pensées, pour les diriger vers un but commun. Depuis qu'il avait appris à connaître saint Vincent de Paul, M. Rouger se sentait vivement attiré vers ce bienfaiteur de l'humanité, vers ce Père des pauvres. Vincent de Paul lui apparaissait comme le type, l'idéal du prêtre. Au contact de ce grand cœur, son cœur se dilatait et s'ouvrait aux nobles inspirations, à tous les généreux dévouements
Source : Gallica

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