Résumé

Portrait de John Locke John Locke Quelques pensées sur l'éducation… (1882)

Toute faute où se manifeste une volonté rebelle, opiniâtre, révoltée, doit être punie par le fouet. Il est évident que cette exception doit être rejetée, elle aussi, d'abord parce qu'on en abuserait facilement : un maître sévère trouverait partout des signes de révolte. En second lieu les châtiments corporels sont toujours mauvais en eux-mêmes. Et enfin, comme effet produit, on peut douter que le fouet puisse venir à bout de l'obstination de l'enfant. Il paraîtra céder, mais il emportera au fond du coeur, avec la honte du châtiment, je ne sais quel ressentiment et quel désir de se venger.
Source : Gallica

Portrait de John Locke John Locke Quelques pensées sur l'éducation… (1882)

Ces pensées pleines d'épouvante, une fois introduites dans la délicate imagination des enfants, et y étant fortement empreintes par la terreur qui les accompagne, s'y enracinent profondément, et s'y fixent au point qu'il est très difficile, sinon impossible, de les arracher de l'esprit. Et tant qu'elles subsistent, elles hantent souvent l'imagination par des visions étranges, qui rendent l'enfant poltron, quand il est seul, et qui ont pour résultat qu'il a peur de son ombre et qu'il redoute l'obscurité pendant toute sa vie.
Source : Gallica

Portrait de John Locke John Locke Quelques pensées sur l'éducation… (1882)

Il ne faut rien imposer aux enfants qui ressemble à un travail ou à une chose sérieuse : ni leur esprit, ni leur corps, ne sauraient s'en accommoder. Leur santé s'en trouve mal, et d'autre part, c'est parce qu'on les a forcés, parce qu'on les a assujettis à la lecture, à un âge ennemi de toute gêne, que la plupart d'entre eux, je n'en doute pas, conçoivent pour les livres et pour l'étude une haine qui dure toute leur vie. C'est comme une indigestion, qui laisse après elle un dégoût que rien n'effacera jamais.
Source : Gallica

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