Ernest Monin,
L'hygiène de l'estomac : guide pratique de l'alimentation
(1888)
“ De tout temps, on a reconnu l'influence néfaste des travaux de l'esprit sur ceux du ventre. Amatus Lusitanus disait : « Le mauvais estomac suit l'homme d'études comme l'ombre suit le corps ». Voltaire : « L'homme qui pense le plus est souvent celui qui digère le moins. » Et Laboulaye : « La dyspepsie est l'incurable et douloureuse maladie des gens d'esprit ». Il faut donc se souvenir que c'est à l'hygiène seule qu'incombe la police sanitaire de l'estomac, et attendre que la fonction digestive ait achevé son œuvre pour commander au cerveau d'inaugurer la sienne. ”
