Sécrétion gastrique

Définition et enjeux

Pierre Henry Roeser La Chimie alimentaire, études de physiologie générale… (1906)

Produite brusquement, sous l'influence de l'excitation par l'alimentation suivie ou non de l'introduction de l'aliment dans l'estomac, la sécrétion gastrique amène par soustraction de liquide l'hypertonie du plasma. Le sang, quand le rein est sain, se débarrasse par l'excrétion rénale, sous forme d'urée, d'une partie des albuminoïdes en excès qui augmentent la tension osmotique, et cette élimination sera d'autant plus considérable, que la quantité de la sécrétion gastrique est elle-même plus considérable.
Source : Gallica

Albert Mathieu Traité des maladies de l'estomac et de l'intestin (1900)

En effet, les viciations de la sécrétion gastrique restent sans grande importance lorsque la motricité est suffisante; grâce à l'intervention de l'intestin et de ses glandes annexes, l'équilibre s'établit facilement, et la nutrition générale ne souffre pas sensiblement.
Mais lorsque les aliments se trouvent retenus dans l'estomac pendant un temps exagéré, il en résulte souvent un trouble considérable de la nutrition sans compensation possible.
L'hypersécrétion est le seul moyen par lequel l'estomac puisse, dans une certaine mesure, compenser la stagnation des aliments.
Source : Gallica

Michel Lévy Traité d'hygiène publique et privée… (1862)

Il est donc évident qu'il ne s'agit ici d'aucune lésion de l'estomac, que l'augmentation habituelle de la sécrétion gastrique reste dans des limites compatibles avec la santé. Il en serait autrement si elle entraînait la
fatigue, l'amaigrissement, l'anorexie, la dyspepsie, un état de langueur et de décoloration. Les faits démontrent que cette supersécrétion peut exister sans altération de l'estomac. Andral rapporte l'observation d'un sujet qui mourut après avoir eu des vomissements de matières blanchâtres; nulle lésion appréciable ne s'est rencontrée dans l'estomac.
Source : Gallica

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