Lucien Corvisart

Élements biographiques

Lucien Corvisart Sur une fonction peu connue du pancréas… (1857-1858)

Il est donc clair que, pour connaître la nature et la somme des transformations que le tissu cellulaire est appelé à subir par la digestion, il faut éviter la méthode absolument vicieuse des physiologistes qui se sont contentés de prendre cet aliment dans son état d'immixtion avec toutes les substances hétérogènes (albumine, fibrine, musculine, créatine, etc., etc.) qui composent la viande pour le soumettre à l'étude. Aussi nous agirons différemment, et nous ne ferons porter nos expériences que sur du tissu cellulaire pur en même temps que naturel.
Source : Gallica

Lucien Corvisart Des Sécrétions en général. De l'influence de la digestion gastrique sur l'activité fonctionnelle du pancréas… (1861)

Qui ne connaît aussi chez l'homme l'influence de l'état de l'estomac sur celui de la peau?
Si nous avons vu la lenteur de la digestion gastrique, qu'elle
vienne de la faiblesse de l'estomac ou de la résistance des aliments, retarder et affaiblir d'autant la formation du ferment actif, la fonction sécrétoire du pancréas en ce qu'elle a de plus essentiel, l'inverse ne devra point étonner.
Source : Gallica

Lucien Corvisart Sur une fonction peu connue du pancréas… (1857-1858)

J'ajouterai que mes expériences m'ont permis de constater que la gélatine précipite abondamment par le bichlorure de platine avant la digestion et n'en fait plus rien après elle (même si l'on a soin de neutraliser exactement l'acidité du chyme) .
Tels sont les caractères tranchés qui distinguent la gélatine (non digérée) et la gélatin-peptone.
Toutefois il est des conditions dans lesquelles les choses se comportent d'une manière absolument différente. Il suffit pour cela que la digestion soit imparfaite, à cause d'un excès d'aliment ou d'un affaiblissement trop grand du suc gastrique.
Source : Gallica

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