Résumé

Benjamin Voisin Nouvel aperçu sur la physiologie du foie… (1833)

S'il n'existe pas d'absorbants chylifères dans l'estomac, comment se fait-il que dans le cas d'une affection au pylore, d'un squirrhe qui en ferme exactement l'ouverture, et s'oppose à l'introduction de la moindre parcelle d'aliment dans le duodénum, et à l'arrivée de la bile dans l'estomac, la nutrition continue cependant ? Comment expliquer cette nutrition telle quelle, cette assimilation chez les individus qui présentent ces accidents pathologiques ? Les gelées, les bouillons, au moyen desquels on soutient ces malades, ne laissent pas que d'être digérés et de fournir du chyle.
Source : Gallica

Benjamin Voisin Nouvel aperçu sur la physiologie du foie… (1833)

En effet, si par des expériences comparatives faites sur deux animaux, on essaie de représenter autant qu'il est possible, ces deux circonstances, sous le rapport de la digestion, en liant chez l'un l'estomac près de l'ouverture pylorique, et le canal cholédoque chez l'autre , on
voit que chez celui où la bile n'arrive plus dans l'intestin, la nutrition ne s'opère pas moins, tandis que l'autre animal dépérit de jour en jour, la surface assimilatrice de l'estomac n'étant pas assez étendue, suffisante pour la réparation de ses pertes.
Source : Gallica

Benjamin Voisin Nouvel aperçu sur la physiologie du foie… (1833)

Ainsi donc, que l'ictère résulte d'une aberration du cours de la bile, ayant son siège soit dans le parenchyme du foie, soit dans les vaisseaux absorbants lymphatiques ou chylifères, ou bien encore qu'il ait pour cause un obstacle mécanique dans un lieu quelconque, cette affection n'est jamais une maladie dangereuse, tant qu'elle est simple, mais elle le devient lorsqu'elle se prolonge, qu'elle est précédée ou suivie d'inflammations vives, et surtout lorsqu'elle s'annonce comme le symptôme d'une lésion profonde, désorganisatrice.
Source : Gallica

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