Suc intestinal

Définition et enjeux

A. Dastre Revue des Deux Mondes

Si l’on songe que déjà le suc intestinal digère le sucre, le fait qu’il exerce une action prépondérante dans la digestion des albuminoïdes le met de pair avec le suc pancréatique. On voit, comme nous l’annoncions au début, que le pancréas est bien près de se voir dépossédé, et cette fois au profit de l’intestin, de la puissance digestive qui lui avait été attribuée au détriment de l’estomac par les physiologistes nos prédécesseurs.
Source : Wikisource

Édouard Agasse-Lafont Les applications pratiques du laboratoire à la clinique… (1929)

Le suc gastrique ne paraît pas avoir d'action sur la digestion des matières grasses : l'estomac n'a, en effet, pour elles qu'un rôle mécanique, qui consiste, par trituration plus ou moins complète des aliments, à mettre en liberté les matières grasses qu'elles renferment.
C'est donc à la bile, au suc pancréatique, au suc intestinal, et au fonctionnement de la muqueuse intestinale, que sont dus les phénomènes d'émulsion, de saponification, d'absorption des matières grasses.
Source : Gallica

Édouard Fournié Application des sciences à la médecine (1878)

Bernard sur le suc pancréatique ont fait connaître la propriété émulsive de ce suc, et, d'un autre côté, Sandras et Bouchardat démontrent qu'il agit également sur les féculents à la manière de la salive.
Enfin, grâce aux expériences de MM. Frerichs, Colin, Zander, Busch, etc., nous savons aujourd'hui que le suc intestinal,
lui aussi, n'est pas étranger aux phénomènes de la digestion, et que, en particulier, il concourt à la digestion des substances albuminoïdes, des aliments féculents, et qu'il exerce une action légère sur l'émulsion des corps gras.
Source : Gallica

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