Jean-Claude de La Métherie

Élements biographiques

Jean-Claude de La Métherie Vues physiologiques sur l'organisation animale et végétale… (1780)

Mais la Nature qui aime à enchaîner ses productions, n'a pas passé de la matiere inanimée aux êtres vivans sans suivre des gradations ; elle a produit d'abord les végétaux, dont quelques-uns ressemblent beaucoup à certains minéraux ; elle a paffé aux animaux, en se ménageant toujours des nuances insensibles. Si le polype d'eau douce n'avoit le mouvement progressif, peut-être devroit-il être placé dans le règne végétal.
Source : Gallica

Jean-Claude de La Métherie Vues physiologiques sur l'organisation animale et végétale… (1780)

Telle me paroît être en dernier lieu la composition du corps animal : c'est dans ce même tissu cellulaire que s'épanche la sérosité dans les maladies séreuses , & que s'amasse la lymphe qui fait l'obstruction, en filtrant à travers les pores du tissu si détié de ces petits vaisseaux.
Le tissu cellulaire est donc la bafe dont se fert la nature pour sa charpente ; mais elle l'emploie différemment dans chaque partie, ce qui fait que l'une ne ressemble pas à l'autre : dans les muscles, il est en long; dans les viscères, dans les glandes, il est contourné en mille sens
Source : Gallica

Jean-Claude de La Métherie Vues physiologiques sur l'organisation animale et végétale… (1780)

Arrivés dans une partie, par exemple dans un muscle, les nerfs s'y divisent à l'infini, en forte qu'on diroit que la fibre musculaire est toute nerveuse : chaque fibre , même les plus petites, reçoivent un nerf.
Les nerfs se distribuent dans toutes les autres parties du corps comme dans les muscles, mais en plus grande quantité dans les unes que dans les autres : dans certains viscères , tels que le foie, le poumon , le cœur même, il y a peu de nerfs ; mais il en est d'autres qui en font toutes tissues, telles que les glandes, les parties nobles, &c.
Source : Gallica

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