Auguste Renault

Résumé

Auguste Renault Les pensées d'un paysan (1898)

Vous nous faites croire que, pour élever nos âmes vers ce grand panorama, pour y vivre heureux toute une éternité, nous avons indispensablement besoin de vos prières, que vous nous vendez fort cher. Comme je viens de vous prouver qu'il n'y a ni ciel ni paradis, vous conviendrez vous-même, Monsieur le curé, que l'argent que nous pouvons vous donner à ce sujet est en pure perte, puisque vous ne nous donnez rien en échange. Voici, il me semble, plusieurs preuves convaincantes.
Je passe à la formation de notre globe terrestre et à la création de ses habitants.
Source : Gallica

Auguste Renault Les pensées d'un paysan (1898)

Quand vous venez nous dire, à nous paysans, travailleurs des champs : « Mes chers frères !!! Ne vous intéressez pas aux biens de la terre : préférez toujours les biens du ciel, » si nous écoutions vos conseils, vous nous feriez lâcher la proie pour l'ombre. Je trouve dans l'évangile selon votre grand saint Luc, ces mots écrits en toutes lettres : « Heureux les pauvres d'esprit, car le royaume des cieux est à eux! »
Source : Gallica

Auguste Renault Les pensées d'un paysan (1898)

Nous n'avons pas plus besoin d'armée coloniale que de Sénat, et, si la France devait être représentée par deux Chambres, il en faudrait une composée de femmes. Les femmes doivent voter pour les femmes comme les hommes pour les hommes. La femme, instruite au même degré, a tout autant d'intelligence que l'homme, et elle a plus d'humanité.
Source : Gallica

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