Résumé

Max Durand Savoyat A propos de l'armée, pétition aux gouvernants de la France (1872)

Messieurs les membres de la Défense Nationale ont contracté une dette morale, envers les hommes qui ont si spontanément obéis à l'appel qu'ils ont adressé aux Français.
Ils doivent influer près des gouvernants de la France en faveur des malheureux qui, après avoir défendu la patrie et la liberté, souffrant de froid et de faim, gémissent aujourd'hui, privés de cette liberté qui les a trouvé debouts pour la secourir.
Source : Gallica

Max Durand Savoyat A propos de l'armée, pétition aux gouvernants de la France (1872)

Vous serez obligé d'amputer ce corps gangrené : lui couper la tête et lui trancher le coeur.
Si vous n'étiez pas de cet avis, j'invite votre sagesse, Messieurs les Gouvernants, pour qu'elle vous dicte les remèdes à apporter afin de soulager ce corps infortuné.
Mais, je vous en supplie, tout en soignant ce coeur et cette tête, qui souffrent beaucoup, surtout moralement, n'abandonnez pas à leur triste sort les bras et les jambes ! n'abandonnez pas le soldat!
Source : Gallica

Max Durand Savoyat A propos de l'armée, pétition aux gouvernants de la France (1872)

Oui, bien des peines sont infligées par Messieurs les sousofficiers et officiers, sans qu'ils se rendent compte des résultats que leur légèreté attire à leurs subalternes punis.
La terrible intolérance qui les caractérise est presque toujours cause de graves accidents, dans l'existence d'un soldat.
Lorsque le soldat, après avoir été réduit à ce degré d'abattement, a goûté de la prison ou du bagne, pour peu que cela soit, il est rare que la prison ou le bagne ne soient pas un gouffre de perdition où il finit ses jours.
Source : Gallica

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