Résumé

Georges-David-Frédéric Boissard Discours funèbre prononcé dans l'église des chrétiens de la Confession d'Augsbourg… (1822)

Que le respect des hommes vous soit acquis à jamais! Que le Dieu qui manifesta sa miséricorde envers vous, au moment où elle vous fut si nécessaire, soit à jamais votre asyle, votre consolateur et votre appui !
Mais, hélas ! l'heure fatale a sonné, le Roi perd son fidèle serviteur ; la France, un enfant qui ne respira que pour elle ; l'Alsace, le citoyen qui fut son orgueil et sa gloire ; je vois s'entr'ouvrir encore ses lèvres déjà glacées : Dieu m'assiste ! j'ai bien servi ma patrie. Dieu sauve le Roi et la France ! Dieu assiste ma femme et mes enfants! C'est son ame qui s'envole....
Source : Gallica

Georges-David-Frédéric Boissard Discours funèbre prononcé dans l'église des chrétiens de la Confession d'Augsbourg… (1822)

La mémoire du juste sera en bénédiction : pour la célébrer la religion élève sa voix; elle bénit l'ami de la patrie qui se montra en toutes circonstances prêt à y maintenir le bon ordre; elle bénit l'intrépide guerrier qui sut honorer son état par les vertus qu'il exige; elle bénit l'homme de bien qui, ferme dans ses sentiments religieux, sut en démontrer la réalité par ses bonnes oeuvres.
Source : Gallica

Georges-David-Frédéric Boissard Discours funèbre prononcé dans l'église des chrétiens de la Confession d'Augsbourg… (1822)

Pour lui, ferme, résigné, fort du témoignage que lui rend une bonne conscience, il envisage de sang-froid cette mort qu'il affronta tant de fois sur les champs de bataille ; il se recommande à son Dieu ; il prie pour ses proches, pour ses amis, pour sa patrie ; il reçoit avec émotion les témoignages d'affection qui lui sont prodigués; s'il regrette la vie, c'est, dit-il, parce qu'il se sentait encore capable de rendre quelques services à son ROI. Mais les décrets éternels ont prononcé ; il se prépare à quitter la terre avec le calme d'un chrétien.
Source : Gallica

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