Georges-David-Frédéric Boissard Discours funèbre prononcé dans l'église des chrétiens de la Confession d'Augsbourg… (1822)

Que le respect des hommes vous soit acquis à jamais! Que le Dieu qui manifesta sa miséricorde envers vous, au moment où elle vous fut si nécessaire, soit à jamais votre asyle, votre consolateur et votre appui !
Mais, hélas ! l'heure fatale a sonné, le Roi perd son fidèle serviteur ; la France, un enfant qui ne respira que pour elle ; l'Alsace, le citoyen qui fut son orgueil et sa gloire ; je vois s'entr'ouvrir encore ses lèvres déjà glacées : Dieu m'assiste ! j'ai bien servi ma patrie. Dieu sauve le Roi et la France ! Dieu assiste ma femme et mes enfants! C'est son ame qui s'envole....
Source : Gallica

Georges-David-Frédéric Boissard Réflexions sur le projet de loi relatif au sacrilège et sur l'idée de prescrire par une loi la célébration religieuse du mariage… (1824)

Si au contraire elles exigeaient que les mariages mixtes fussent toujours bénis à l'église catholique, elles les rendraient souvent impossibles; en voici les raisons. Exiger qu'un mariage soit béni à l'église catholique, c'est exiger que les époux satisfassent à tout ce que demande cette église ; or, elle élève en France , en cas de mariage mixte, des prétentions qu'elle ne peut avoir le droit d'imposer à l'époux protestant, et auxquelles un protestant ne peut se soumettre, ni en conscience, ni dans l'intérêt bien entendu de sa famille future.
Source : Gallica

Georges-David-Frédéric Boissard Discours funèbre prononcé dans l'église des chrétiens de la Confession d'Augsbourg… (1822)

De longues lignes de feux funéraires ont sillonné les ombres de la nuit ; les gémissements du deuil, les hymnes de la mort, les accents de la prière en ont seuls interrompu le silence ; clergé et fidèles de toutes les communions, tous ici s'unissent dans un même sentiment ; c'est le cercueil d'un homme de bien qui traverse ces contrées affligées ; tous veulent lui donner une dernière bénédiction ; les églises même de la communion qui ne fut point la sienne avaient retenti de voeux pour sa guérison aussi-bien que les églises de son culte
Source : Gallica

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