Alexandre Pillon

Résumé

Alexandre Pillon Les contes noirs (1869)

Alors Miriam peut s'élever jusqu'à cette étincelante voie lactée, route du monde divin où l'on pénètre par l'amour.
Tous ceux qui peuvent aimer sont dans le bon chemin et échappent aux glaciales et ténébreuses régions où tout se tord avec rage sous les furieuses inspirations de la haine !.
— Ta, ta, ta, ta ! interrompit le Florentin, la voie lactée, les régions ténébreuses, les fantômes, l'amour, que diable ! vieille Saady, tu t'embrouilles dans un écheveau philosophique que tous les cinq cents diables, tes collègues, le diable m'emporte et toi aussi, ne décideraient pas !.
Source : Gallica

Alexandre Pillon Les contes noirs (1869)

Prendre cette enfant avec toute sa naïveté, toute son ignorance, développer la pensée qui devait s'épanouir en gerbes fécondes sous ce front large et puissant, animer ce profil déjà d'une indéfinissable finesse d'expression, n'aurait peut-être pas été un acte de folie de la part du gentilhomme florentin.
Mais Cappara était ivre et ne recevait d'autre impression que celle résultant de l'inattendu de cette situation. Il voulut exciter Saady : — Admettons un instant l'infaillibilité de ton système, dit-il, je n'ai, pour échapper à
sa décourageante conclusion, qu'à rompre avec Gertrude.
Source : Gallica

Alexandre Pillon Les contes noirs (1869)

Que pouvait-on reprocher à Gontran ?
Il était jeune, de cette belle et fraîche jeunesse que prépare l'adolescence. Pour ses intimes, il était richement doué de ces inépuisables qualités de cœur qui provoquent l'affection solide, franchement confiante.
C'était plus qu'un bon garçon, c'était un garçon plein de bonté, d'indulgence, de délicat honneur. Sans pédantisme, ignorant l'art de se faire valoir, il marchait dans la vie la tête haute, le pas ferme, et suivant d'intuition cette sage ligne droite, qu'aiment à parcourir les gens aux puissantes pensées morales.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature