Babylas

Définition et enjeux

Henri Burat de Gurgy,  Le diable boiteux des enfants… (1848)

“ Jeté au milieu de cette troupe qui s'agitait en bourdonnant comme un essaim d'abeilles dont on a dérangé la ruche, Babylas s'arrêta tristement en poussant un profond-soupir.
Il ne savait pas que le plus beau temps de la vie est, hélas! celui où la seule peine est l'étude, où le jeu est le seul bonheur.
A peine l'eut-on aperçu qu'il fut entouré d'une myriade d'élèves criant sur tous les tons : — Un nouveau ! un nouveau !
On l'examinait de la tête aux pieds.
— Quelle mine il a! dit l'un.
— A-t-il l'air maussade! reprit un autre.
”
Source : Gallica

Henri Burat de Gurgy,  Le diable boiteux des enfants… (1848)

“ Le diable boiteux échangeait à peine un signe d'intelligence avec Babylas, que se sentant tout à coup dominé par une puissance supérieure à la sienne, il poussa un long cri d'effroi, et fut comme précipité à travers le plancher qui sembla s'entr'ouvrir pour lui donner passage au milieu de flammes d'une lueur sinistre.
Un grand silence régna un instant, puis une voix que Babylas reconnut pour celle d'Ariel se mit à chanter :
Que la mer a de voiles Par cette belle nuit!
Que le ciel a d'étoiles Dans son azur qui luit!
Chaque étoile est un ange, Un doux ange gardien !
”
Source : Gallica

Henri Burat de Gurgy,  Le diable boiteux des enfants… (1848)

“ Babylas, introduit furtivement dans l'équipage de M. de Saint-Hilaire, apprend combien il faut être circonspect dans le monde.
Au moment où le Diable Boiteux et Babylas se disposaient à se mettre en route par leur procédé ordinaire, ils entendirent un valet de pied crier : — La voiture de M. de Saint-Hilaire.
— Tiens, dit Babylas, c'est un de nos voisins.
— Ne serais-tu pas bien aise de t'en aller avec lui? demanda Asmodée ; l'air est froid, et je craindrais pour toi quelque indisposition.
”
Source : Gallica

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