Jean Babylas, La Virginité de madame de Brangien (1883)
“ Puis, ni Madeleine ni Caliste n’étaient de ceux qui tremblotent : « J’ai peur d’avril, peur de l’émoi qu’éveille sa senteur nouvelle. » Bien évidemment l’amour ne les effrayait pas plus que ses conséquences. Caliste, en prose, disait ce que Sully Prudhomme a dit en vers : Posséder la beauté, c’est dans une caresse Offerte, mais rendue, avec un trouble égal Par la fête des sens exprimer la tendresse Par l’exquise tendresse honorer l’idéal. et Madeleine répondait : — Pour moi c’est : Offrir à l’âme, l’âme aux lèvres condensée Voilà l’amour entier, rêve des cœurs puissants. ”
