Résumé

Délassements des jolis enfants… (1843)

Ses yeux étaient fermés, sa poitrine se soulevait à peine; on pouvait craindre que la vie se retirât de lui.
Cornelia, d'abord, ne reconnut pas ces traits défigurés. Rientôt, cherchant à secourir le pauvre pèlerin, elle se mit à genoux devant lui, et l'examina attentivement.
0 surprise ! ô douleur! dans cet étranger mourant, dans ce pèlerin qui venait pédestrement à Rome, elle reconnut son père, Felipe Reldini. Les mains jointes et les yeux levés au ciel, Cornelia implora la clémence divine. Elle eut la crainte d'un affreux malheur. Oh! elle n'en pouvait plus douter, c'était son père!
Source : Gallica

Délassements des jolis enfants… (1843)

« Beau trouvère, lui disait-on, vous nous avez rendus heureux cette journée, c'est à nous à être reconnaissants. Asseyez-
vous à notre table, buvez dans notre verre, passez les heures du repos dans ce 'logis, et demain, dès la pointe du jour, si vous ne voulez pas rester parmi nous , vous continuerez votre route. »
N'allez pas croire, au moins, chers enfants , que les trouvères du moyen âge fussent laids et misérables comme les chansonniers d'aujourd'hui, que vos mères vous défendent d'écouter ; oh ! non : leur science était plus profonde que celle des ménétriers errants.
Source : Gallica

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