Anatole Chailly

Résumé

Anatole Chailly Le vrai trésor (1845)

Tout ce luxe, toute cette opulence, tous ces plaisirs les accusaient, et il semblait que de tous les coins de leurs vastes et brillants salons, que de toutes les bouches des personnages qui remplissaient les tableaux de leurs galeries, que de toutes leurs statues sortît ce mot redoutable qui bourdonnait sans cesse à leurs oreilles : VOLEUR.
Sans doute il leur aurait été bien facile de rendre au pauvre Simon l'équivalent du trésor qu'ils lui avaient dérobé; mais on ne sait pas combien il arrive souvent que la sordide avarice se cache sous le luxe de l'ambitieux et de l'égoïste.
Source : Gallica

Anatole Chailly Le vrai trésor (1845)

On ne l'imaginerail jamais si l'on ne réfléchissait que les âmes vulgaires comme la sienne perdent toute dignité et toute fierté véritables quand l'orgueil ne les soutient plus et quand elles sont abattues par le vent du malheur. Baptiste regagnait son village. Il espérait se faire pardonner son ingratitude, et il avait trop vu avec quel dédain l'accueillaient ceux qui avaient partagé les plaisirs de son opulence pour n'avoir pas fait un triste retour sur la simple hospitalité des mœurs du village, qui lui promettait au moins le morceau de pain qu'on ne refuse guère aux malheureux.
Source : Gallica

Anatole Chailly Le vrai trésor (1845)

Baptiste et Nicolas étaient bien différents.
Ils étaient tous deux tiraillés par deux défauts qui sembleraient devoir s'exclure et qui se rencontrent trop souvent ensemble, l'ambition et la paresse. Ils voulaient devenir riches; mais non pas peu à peu par un travail assidu et durable, mais par quelque grande invention
habilement exploitée, par quelque coup de hasard qui les portât tout de suite au sommet de l'opulence.
Source : Gallica

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