Anatole Chailly

Élements biographiques

Anatole Chailly L'habitante des ruines ; suivie de Samuel le bon fils (1844)

Ninetta ne se fit pas dire deux fois qu'elle pouvait s'en aller, elle partit avec la rapidité de L'éclair et comme si la chambre eût été pleine d'animaux venimeux. Alors Baptista, c'était le nom de l'hôtelier, prit un air grave et superbe, et dit à Georges : — Ces femmes, elles ont des terreurs absurdes ; je vous demande bien pardon, monsieur, pour Ninetta ; elle n'a pas de raison ; ce sont des contes de vieille femme qui l'épouvantent, et elle croit que ceux qui prononcent le nom de l'habitante de Castello-Bianco sont assurés de mourir dans la nuit.
Source : Gallica

Anatole Chailly Le vrai trésor (1845)

Tout ce luxe, toute cette opulence, tous ces plaisirs les accusaient, et il semblait que de tous les coins de leurs vastes et brillants salons, que de toutes les bouches des personnages qui remplissaient les tableaux de leurs galeries, que de toutes leurs statues sortît ce mot redoutable qui bourdonnait sans cesse à leurs oreilles : VOLEUR.
Sans doute il leur aurait été bien facile de rendre au pauvre Simon l'équivalent du trésor qu'ils lui avaient dérobé; mais on ne sait pas combien il arrive souvent que la sordide avarice se cache sous le luxe de l'ambitieux et de l'égoïste.
Source : Gallica

Anatole Chailly Prudence (1845)

Étienne attendit tout le jour dans la forêt, et continua de la parcourir en tous sens ; il espérait vaguement que sa fille, imprudemment égarée, errait au milieu de ces routes dont elle ignorait les détours. Mais quand le soleil, avancé dans sa course, se penchait déjà sur les collines de l'occident, quand Étienne accablé vit que le jour allait finir sans lui ramener sa fille, son
cœur se serra, toute espérance s'éteignit en lui, et il regagna, avec un sombre abattement, sa maisonnette des faubourgs de Cholet.
Source : Gallica

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