Téodor Réchetnikov,
Ceux de Podlipnaïa
(1888)
“ La rosse trottait, les brides sur le cou, et l’amena au coin d’une forêt où se trouvaient deux chemins, l’un conduisant au hameau, l’autre à la ville. Pila prit celui de la ville. Il passa là deux semaines à vivre d’aumônes : il entrait dans les maisons qu’il savait appartenir à des gens riches et charitables, et n’en sortait jamais avant d’avoir reçu un morceau de pain ou un demi-kopeck. Il récolta ainsi un tas de croûtes qu’il cacha dans son traîneau ; quant à l’argent, il le dépensait à acheter de l’eau-de-vie. ”
