Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Exposition Andersen : manuscrits… (1930)

Le Danemark n'a pas de Panthéon où transporter les restes de ses grands hommes ; mais est-il sort plus beau que de retomber en poussière dans le sol natal ?
Une étoile filante traverse le ciel nocturne ; personne ne sait d'où elle vient ni où elle va — et qu'importe où elle s'est abattue ? Le souvenir en reste dans les cœurs qui reflétèrent ses rayons, et chaque fois que la pensée s'y reporte, la joie qu'elle a créée renaît. C'est ce que nous appelons l'immortalité, et, parmi ceux qui l'obtinrent, nous plaçons le poète, le conteur danois Hans Christian Andersen.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Exposition Andersen : manuscrits… (1930)

C'est à juste titre que le Danemark veut fêter avec éclat, dans le monde entier, l'anniversaire de la naissance d'Andersen : car Andersen est un grand poète non pas seulement de langue danoise, mais de toutes les langues.
Il n'est aucun homme qui ne lui doive un culte particulier, pourvu qu'il soit sensible à la puissance de transfiguration qu'est la véritable poésie.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Exposition Andersen : manuscrits… (1930)

C'est pourquoi le grand écrivain danois garde son charme à travers toutes les langues et résiste à l'épreuve
redoutable de la traduction. Il ne peut évoquer même les choses les plus humbles, sans qu'elles revêtent un mystérieux rayonnement qui atteint l'âme directement.
C'est des pauvres tisons d'un paquet d'allumettes, dans une rue glacée, que surgit la fête resplendissante qui accueille pour l'éternité la petite fille abandonnée.
La véritable immortalité pour le poète, c'est de ressusciter en chacun de nous, par l'émotion qu'en certaines heures d'élection il nous communique
Source : Gallica

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