Jean Babylas

Élements biographiques

Jean Babylas,  La Virginité de madame de Brangien (1883)

“ Puis, ni Madeleine ni Caliste n’étaient de ceux qui tremblotent :
« J’ai peur d’avril, peur de l’émoi qu’éveille sa senteur nouvelle. »
Bien évidemment l’amour ne les effrayait pas plus que ses conséquences.
Caliste, en prose, disait ce que Sully Prudhomme a dit en vers :
Posséder la beauté, c’est dans une caresse
Offerte, mais rendue, avec un trouble égal
Par la fête des sens exprimer la tendresse
Par l’exquise tendresse honorer l’idéal.
et Madeleine répondait :
— Pour moi c’est :
Offrir à l’âme, l’âme aux lèvres condensée
Voilà l’amour entier, rêve des cœurs puissants.
”
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Jean Babylas,  Le Bon billet qu’avait Octave…

“ Elles auraient, du reste, tort de gémir de leur insuccès ; elles jouent à qui perd gagne : le mot à perpétuité a quelque chose de si effrayant par lui-même !
Ce brigand d’Octave faisait donc, disons-nous, de fréquentes excursions dans les plates-bandes de l’adultère ; mais, on se lasse de tout, ici-bas, même de piétiner sur des gazons fleuris, aussi, un beau jour, l’imprudent sauta en pleine corbeille pour y cueillir une belle rose très parfumée de grâce, d’esprit et d’amour.
Elle avait nom Madeleine, et, comme son homonyme des temps jadis, savait aimer.
”
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Jean Babylas,  La Virginité de madame de Brangien (1883)

“ Anatole eût été mal venu à se plaindre, mais... s’il est des cas où s’abstenir est possible, il en est où s’arrêter en route ne l’est point.
Amaury ne songea pas à rester en si beau chemin ; de la bouche il descendit plus bas, ses dents déchirèrent la légère mousseline qui voilait de délirants contours, et, confus d’avoir été aussi hardi, il s’efforça de cacher sous ses baisers la charmante nudité de la jeune femme.
Par un temps d’orage, il n’en faut pas tant pour faire perdre à une femme le sens du bien et du mal.
”
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