Georges Trombert

Résumé

Georges Trombert Paris 148 K : roman policier (1946)

A peine était-il parti que le notaire Bruneau arrivait, frappait à la porte du bureau de Simone et lui disait :
— Mademoiselle, j'ai une communication importante à vous faire.
Le notaire n'avait jamais été sympathique à Simone. Elle lui reprochait d'avoir l'air faux, d'être négligé et surtout de la regarder d'une manière qu'elle n'aimait pas. Elle devinait derrière une apparence convenable un homme qui devait à l'occasion se montrer entreprenant.
Source : Gallica

Georges Trombert Paris 148 K : roman policier (1946)

Vous annoncerez nos fiançailles à M. Cornavin et vous lui demanderez s'il veut bien que vous me présentiez à lui. Il me semble que nous lui devons cela pour la bonté dont il a fait preuve à votre égard. La bonté, voyez-vous ma chérie, est la première des qualités humaines, probablement parce qu'elle est la plus mal récompensée. On devrait ou bien ne pas être bon par nature ou bien ne céder à ce sentiment que de temps à autre. Cela éviterait que les autres s'y habituent et qu'il en abusent sans même parfois s'en douter.
Source : Gallica

Georges Trombert Paris 148 K : roman policier (1946)

Le notaire s'appelait Henri Bruneau et c'était dommage, car pas plus le nom que le prénom ne semblaient faits pour le personnage. Qu'on se figure un individu maigre et presque souffreteux qui avait trente ans mais qui aurait très bien pu en avouer quarante-cinq, une figure allongée au teint grisâtre, avec des cheveux châtains rares et mal plantés, une moustache coupée à l'américaine qui ne cachait pas des lèvres trop minces aux extrémités tombantes, des yeux dont on ne savait s'ils étaient marrons ou gris et qui ne regardaient jamais en face.
Source : Gallica

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