Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 octobre 1866

Malheureusement les hommes de thermidor n’étaient pas dignes de protester au nom de la conscience du genre humain. Ce qu’ils avaient reproché à Robespierre, c’était sa dictature bien plutôt que ses crimes. Les vainqueurs ne valaient guère mieux que les vaincus, il n’y avait entre eux que la différence du succès. Tallien, dont le nom était inscrit le troisième sur la liste des proscriptions qui devaient épurer la convention en la décimant, apparaissait non pas comme un vengeur de la justice et de l’humanité, mais comme un homme qui avait su défendre sa tête.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 octobre 1866

La langue française est aujourd’hui une langue faite : je ne veux pas dire seulement qu’elle est arrivée à maturité, définitivement constituée, en possession de toutes ses ressources, à même d’exprimer tous les ordres d’idées depuis les plus familières jusqu’aux plus hautes, également capable de rendre ce que la pensée a de plus abstrait et ce que le sentiment a de plus délicat.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 octobre 1866

Les adversaires les plus sérieux de son parti, M. Mill aussi bien que M. Bright, savent qu’il n’y a peut-être point en Angleterre de tête mieux affranchie des superstitions de caste et des préjugés de routine que celle de lord Stanley, pas d’esprit plus uniquement attaché à penser vrai et à bien faire, plus incapable de rien accorder à la fatuité des charlatans et à la solennité des sots. L’identique et imperturbable bon sens de ce curieux stoïcien politique s’est retrouvé dans son petit discours de Liverpool. Il est impossible d’être ministre avec une modestie plus raisonnable.
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