Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1865

Nous ne doutons point que ces hommes, après la fin de la guerre civile, avec les ruines qu’ils auront à réparer, les transformations qu’ils devront accomplir, ne se consacrent à ce grand travail de réédification intérieure, et ne repoussent la périlleuse perspective d’une guerre étrangère. Nous regrettons assurément que, tandis que nous contractions la tâche de régénérer le Mexique, nous n’ayons point mis plus de soin à ménager l’amour-propre et la cause morale du gouvernement des États-Unis.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1865

Ce discours de M. Thiers est un miracle de son art. Des événemens qui ont rempli plusieurs années à distribuer, des intérêts qui touchent la France et le monde à classer suivant leur gradation imposante, le passé interrogé sans cesse comme pour répandre une lumière poétique sur le présent, l’esprit semé partout, l’émotion éclatant avec d’autant plus de force qu’elle est moins prévue, tout cela fondu avec ce naturel parfait où, comme dans le modelé des grands maîtres ; on savoure l’art le plus caché et le plus exquis, voilà ce discours.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1865

Quand donc nous demandons aujourd’hui au gouvernement de renoncer, à l’égard de la presse et dans l’application des droits de réunion et d’association à la liberté électorale, à des prérogatives arbitraires qui sont incompatibles avec la liberté régulière et permanente, nous ne faisons que céder aux premières et plus pures impulsions de la révolution française ; nous avons avec nous la force quelquefois latente, mais à la fin toujours irrésistible de cette révolution.
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