Résumé

Gabriel Ferrère Conférence Tocqueville. Discours prononcé…

M. FERRERE. — C'est la politique révolutionnaire enfin qui nous a contraint à assister en spectateurs à la destruction complète de l'équilibre européen au profit de la Prusse. Et vous ne voulez pas que cette politique soit jugée sévèrement? Jamais aucun publiciste et aucun orateur ne la flétriront assez énergiquement dans la presse et à la tribune. (Très-bien très-bien.) Devons-nous, Messieurs, rejeter sur le gouvernement impérial la responsabilité des désastres qui ont affligé notre pays?
Source : Gallica

Gabriel Ferrère Conférence Tocqueville. Discours prononcé…

Ces considérations expliquent la politique du gouvernement impérial, sans toutefois la justifier. C'est le mérite des gouvernements qui puisent leur autorité en dehors du droit populaire de savoir résister aux entraînements de la multitude, et de sacrifier leur popularité à l'intérêt général du pays. (Très-bien à droite.) La postérité répare les injustices des comtemporains et son jugement ne se fait pas longtemps attendre. C'est ainsi que notre génération rend justice déjà à la politique si sage, si prévoyante et pourtant tant décriée du roi Louis-Philippe dans les affaires d'Italie.
Source : Gallica

Gabriel Ferrère Conférence Tocqueville. Discours prononcé…

Je veux bien admettre que les voeux de tous les Italiens tendissent à l'unité. Je reconnais également que c'est la volonté brutale et despotique d'un homme qui a réuni sous le même sceptre des peuples différents de moeurs, d'origine et de religion. Mais ces deux situations différentes commandaient à la France deux politiques différentes. Elle devait rester spectatrice des troubles révolutionnaires de l'Italie (rumeurs à gauche) tant qu'ils ne menaçaient pas ses intérêts et ceux de la papauté.
Source : Gallica

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