Résumé

François Combes Deuxième leçon sur les invasions germaniques en France… (1871)

Ainsi, nos pères ou nos devanciers, dans la Gaule et dans l'Occident, moins égoïstes et plus prudents que nos contemporains, s'unirent vite pour la résistance. Et certains n'auraient pas manqué de bons prétextes pour s'abstenir, pour garder une neutralité expectante. On a toujours des raisons pour s'isoler, quand on refuse de combattre. Attila faisait dire partout, et en latin, qu'il n'en voulait qu'aux Visigoths de l'Aquitaine et de l'Espagne, sujets rebelles, écrivait-il, de l'empire romain, et, sans doute, de sa fiancée Honoria, qu'il réclamait toujours.
Source : Gallica

François Combes Deuxième leçon sur les invasions germaniques en France… (1871)

Rien n'est accommodant comme les prophètes et les oracles. On se battit, 600 mille contre 600 mille. Mêlée immense et carnage affreux.
La petite rivière de Là Vesle roulait des flots de sang. Il y eut 160 mille morts, et parmi eux, en effet, un chef; mais c'était le vieux roi des Visigoths d'Occitanie et d'Espagne; ce n'élait point Aétius, qui, au contraire, plein de vie et secondé par les Francs de Mérovée et leurs terribles haches d'armes, tourna Attila et l'obligea de se replier en désordre dans son camp retranché. La nuit vint, et on se sépara, mais sans chanter victoire.
Source : Gallica

François Combes Deuxième leçon sur les invasions germaniques en France… (1871)

Mérovée, Clovis, Pépin-le-Bref et Karl, vaillants chefs de la défense nationale contre les invasions des Germains, et comprenant nos intérêts. Et quelle invasion que celle que conduisit Attila ! Quel homme qu'Attila lui-même, avec sa taille ramassée, son froni bas, ses yeux arqués, sa moustache effilée et tombante, son bonnet à poils hérissés, son cimeterre à bonne lame et son visage de kalmouck !
Source : Gallica

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