Catherine Bernard

Résumé

Catherine Bernard,  Federic de Sicile

“ Mais la Princesse de Sicile fut charmée d’apprendre qu’Amaldée & Camille n’étoient que le frere & la sœur, & remplissant son ame des doux mouvemens qui tinrent la place des cruels soupçons qui l’avoient agitée, sa tendresse en augmenta considerablement. Si elle trouvoit en luy le fils de l’ennemy de Menfroy, un Prince pour qui on la forçoit à ce déguisement si singulier, enfin qui ne devoit jamais porter la Couronne de Sicile, elle trouvoit en recompense un Prince plein de charmes, un Prince qui pouvoit s’engager en sa faveur ”
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Catherine Bernard,  Federic de Sicile

“ Quand l’amour ne se fait point entendre à un cœur, il est sourd au langage des jeux. Il falloit s’expliquer plus clairement avec Federic, qui n’avoit aucun usage de la tendresse. L’Amirale n’étoit pas d’humeur à le faire, & sa passion contrainte de se renfermer dans les bornes trop étroittes, que sa fierté luy prêcrivoit, éclata par des airs froids & méprisans qu’elle eut l’audace d’avoir pour ce Prince, quand il venoit luy rendre visite par devoir, pour voir en méme temps sa belle fille, qu’elle ne perdoit plus de veuë depuis la connoissance qu’elle eut de l’amour de Federic. ”
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Catherine Bernard,  Federic de Sicile

“ C’est une grande joye pour une Amante, que le chagrin d’une rivale, & l’on triomphe avec plaisir de celle dont on avoit apprehendé quelque chose. Quel contre-temps pour Yolande, de revenir à la Cour pour l’infidelité du Prince, quand sa trop grande fidelité l’en avoit chassée, mais il fallut obeir & s’éclairçir d’un soupçon qui ne pouvoit qu’à peine entrer dans son ame. ”
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