Catherine Bernard

Résumé

Catherine Bernard Inès de Cordoue

Je ne vous accuse de rien, luy dit la Comtesse, & j’aurois pris vostre deffense contre moy-mesme, quand je n’aurois pas d’ailleurs appris vostre innocence. Je ne sçay si j’ay eu chez vous un semblable garant de ma fidelité, mais vous avez dû croire que ce n’a pas esté par inconstance que j’ay épousé le Comte de las Torres. Là-dessus elle dit à Lerme toutes les choses qui l’y avoient forcée. Hé ! Madame, luy dit-il, quelle cruauté de m’avoir conservé la vie quand vous me priviez de vous ; la mort est moins cruelle que le desespoir.
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Catherine Bernard Inès de Cordoue

Avec vostre beauté vous avez je ne sçay quoy qui fait qu’on ne vous regarde pas, c’est que vous ne pensez rien, & sans me faire valoir, ce deffaut vous met infiniment au dessous de moy qui ne suis que par le corps ce que vous estes par l’esprit : Voila ce que j’avois de cruel à vous dire, mais à la maniere stupide dont vous me regardez, je juge que je vous ay fait trop d’honneur, lorsque j’ay craint de vous offenser, c’est ce qui me fait desesperer du sujet de mes propositions, cependant je hazarde de vous les faire.
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Catherine Bernard Inès de Cordoue

La guayeté de Mama revint peu à peu, & sa beauté en fut plus parfaite, mais l’amour du Gnome en fut allarmé ; il avoit trop d’esprit, & il connoissoit trop le dégoust de Mama, pour croire que l’habitude d’estre à luy pust adoucir sa peine. Mama avoit l’imprudence de se parer, il se faisoit trop de justice pour croire qu’il en fust digne, il chercha tant, qu’il demesla qu’il y avoit dans son Palais un homme bien fait qui se tenoit caché ; il n’en fallut pas davantage. Il medita une vengeance plus fine que celle de s’en deffaire. Il fit venir Mama
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