Résumé

Portrait de Charles Perrault Charles Perrault Histoires ou Contes du temps passé

Il n’y a rien, Madame, qui marque d’avantage qu’on a de l’esprit que de croire n’en pas avoir, & il est de la nature de ce bien-là, que plus on en a, plus on croit en manquer. Je ne sçay pas cela, dit la Princesse, mais je sçay bien que je suis fort beste, & c’est de là que vient le chagrin qui me tuë. Si ce n’est que cela, Madame, qui vous afflige, je puis aisement mettre fin à vostre douleur. Et comment ferez-vous, dit la Princesse ? J’ay le pouvoir, Madame, dit Riquet à la houppe, de donner de l’esprit autant qu’on en sçauroit avoir à la personne que je dois aimer le plus
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Le Pere & la Mere les menerent dans l’endroit de la Forest le plus épais & le plus obscur, & dés qu’ils y furent ils gagnerent un faux-fuyant & les laisserent là. Le Petit Poucet ne s’en chagrina pas beaucoup, parce qu’il croyoit retrouver aisément son chemin par le moyen de son pain qu’il avoit semé partout où il avoit passé ; mais il fut bien surpris lorsqu’il ne put en retrouver une seule miette, les Oiseaux étoient venus qui avoient tout mangé.
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Il estoit une fois une Veuve qui avoit deux filles : l’aisnée luy ressembloit si fort d’humeur et de visage, que qui la voyoit, voyoit la mere. Elles estoient toutes deux si desagreables et si orgueilleuses, qu’on ne pouvoit vivre avec elles. La Cadette, qui estoit le vray portrait de son pere pour la douceur et l’honnesteté, estoit avec cela une des plus belles filles qu’on eust su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mere estoit folle de sa fille aisnée, et en même temps avoit une aversion effroyable pour la Cadette.
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