Résumé

Patrice Buet La marquise est dans la coulisse (1954)

Je n'ai jamais entendu parler que d'argent !... L'argent n'achète pas tout, prince Barine. Gardez le vôtre. Je ne vous l'ai pas demandé. Et gardez votre couronne de princesse. Je n'en veux pas !
— Mais, Ghiza, vous vous méprenez, s'offusqua Mme de Felmase. Il n'a jamais été question de cela !
— Je vous aurais estimée bien peu, se désola Barine, si j'avais mis ce prix à mes services. Je m'estimerais moins encore si j'avais été capable de ce calcul. Vous m'offensez et me peinez profondément. J'ai agi dans votre intérêt, sans
arrière-pensée, je vous le jure, sans le moindre espoir personnel...
Source : Gallica

Patrice Buet La marquise est dans la coulisse (1954)

La jeune comtesse était plus fée que jamais dans sa toilette simple et vaporeuse, harmonisée en rose et blanc.
— Une fée, bien sûr ! opina Mme de Felmase. La fée moldave : on lui avait donné ce surnom d'abord à cause de sa beauté diaphane, de son allure royale, de son étrange attrait. Mais il n'y a pas que cela. Il y a le don, l'esprit, l'âme..., le don du silence, l'esprit d'abnégation, l'âme de la force et du courage. Il semblait qu'elle ne fût qu'une immatérielle apparition dans cette immense maison de la rue de Richelieu, pleine de bruits et de gens.
Source : Gallica

Patrice Buet La marquise est dans la coulisse (1954)

Qu'une fleur, par hasard, pousse en quelque anfractuosité de falaises ou sur l'herbe rase de la côte, elle a juste, entre deux marées, le temps de s'épanouir. L'irrésistible assaut de la première tempête la surprend, l'écrase, la brise, l'entraîne aux abîmes.
Ghiza Tsapolyho n'avait pas vu venir l'ouragan. Elle ne savait rien, ne connaissait rien des affaires de son père, que le côté brillant, les relations mondaines, l'apparat publicitaire. Du
jour au lendemain, tout cela disparut. Après le drame, vint le désastre.
Mais, devant le désastre, la fée moldave se dressa.
Source : Gallica

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