Jules Verne,
La Nuit (Jules Verne)
“ Ce temps qui dans la nuit s’enfuit comme l’éclair, Mais qui souvent, hélas, à pas tardifs chemine !... Et cependant la lune en son muet sommeil De sa lumière pâle, aimée, indifférente, Arbres, rivière, toits, d’un argent doux argente : Cette lune qui dort n’a jamais de réveil ! Tous ces bruissements, fourmillements sans nombre, Ces cris, vifs, éclatants, ou faibles, adoucis, Cherchent en vain l’écho dans les cieux obscurcis, Et viennent expirer dans l’immensité sombre ! ”
