Sully Prudhomme

Sully Prudhomme

Résumé

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Poème et Sonnets

Fors l’amour, tout dans l’art semble à la femme vain
Le génie auprès d’elle est toujours solitaire.
Orphée allait chantant, suivi d’une panthère
Dont il croyait leurrer l’inexorable faim ;
Mais, dès que son pied nu rencontrait en chemin
Quelque épine de rose et rougissait la terre,
La bête, se ruant d’un bond involontaire,
Oublieuse des sons, lampait le sang humain.
Crains la docilité félonne d’une amante,
Poète : elle est moins souple à la lyre charmante
Qu’avide, par instinct, de voir le cœur saigner.
Source : Wikisource

Portrait de Sully Prudhomme Sully Prudhomme Poème et Sonnets

Mes lèvres et mon cœur sans qu’elle m’appartienne ?
Pourquoi vivre à demi, quand le néant vaut mieux ?
AUX POÈTES FUTURS.
Poètes à venir, qui saurez tant de choses,
Et les direz sans doute en un verbe plus beau,
Portant plus loin que nous un plus large flambeau
Sur les suprêmes fins et les premières causes ;
Quand vos vers sacreront des pensers grandioses,
Depuis longtemps déjà nous serons au tombeau ;
Rien ne vivra de nous qu’un terne et froid lambeau
De notre œuvre enfouie avec nos lèvres closes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature