Laure Conan,
À travers les ronces
“ Comment s’habituer à la privation de tout ce qui fait l’intérêt, la douceur et le charme de l’existence ? Mais à quoi bon s’affaiblir dans ces considérations ? La raison dit qu’il faut accepter la réalité. Oui, il faut l’accepter, il faut recommencer sans cesse la lutte pénible et stérile, sans rien de ce qui excite l’ardeur du combat, sans rien de cette noble joie qu’on sent dans son âme quand on s’est vaincu soi-même. Et quoi d’étonnant ? Le refoulement de tout ce qui en nous appelle la joie, la vie, la paix, l’amour, la beauté, est-ce une lutte ? ”
