Raoul de Navery

Raoul de Navery

Résumé

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Les robinsons de Paris (1879)

Venez aussi près de moi, à côté de Paul, chers petits Bretons, à qui je dois d'avoir retrouvé mon fils... Si vous n'aviez pas sauvé mon chien jadis, je serais peut-être mort de misère sur la route ; si dans votre charité vous n'aviez pas jadis donné à Paul vos soins, un souper et une part de votre coeur, je ne l'eusse pas retrouvé aujourd'hui. Le désir de le revoir, vous a poussés dans la baraque de Mucidor ; resté à vous attendre, j'ai entendu le cri de Paul, et ce cri je l'ai reconnu. Dieu double la finesse des sens du toucher et de l'ouïe pour les malheureux qu'il prive de la vue.
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Les robinsons de Paris (1879)

L'ouvrier qui trouve sa chambre embaumée du parfum des fleurs, égayée par un chant d'oiseau, préfère rester chez lui, en compagnie d'un ami ou d'un bon livre, plutôt que d'aller dans un cabaret respirer l'odeur malsaine du tabac et les vapeurs des boissons alcooliques.
– Père, demanda Angèle, me permets-tu d'offrir à Marcel un de mes oiseaux ?
– De grand coeur, ma fille, mais tandis que le pigeon de ces enfants est simple dans ses goûts, familier et naïf, tes oiseaux d'Amérique sont des coquets et des délicats. Ils dédaignent le grain et les miettes de pain d'un déjeuner frugal.
Source : Gallica

Portrait de Raoul de Navery Raoul de Navery Les robinsons de Paris (1879)

Vous êtes des enfants secourables et bons, répondit l'aveugle, Dieu vous bénira... vous aimez les pauvres.
Cri-cri prit l'aveugle par la main, et marcha avec une sorte de fierté !
Le bien accompli communique au coeur un légitime orgueil.
Robert regardait avec attendrissement Cri-cri et l'aveugle, à qui Jean demanda :
– Voulez-vous nous apprendre votre nom ? Quand nous serons à Paris, chez notre oncle, nous lui raconterons tout ce qui nous est arrivé en voyage : la rencontre de Mulot et de Mucidor, la perte de Brisque, votre malheur...
– Je me nomme Martin, dit le pauvre homme.
Source : Gallica

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