Résumé

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde Histoire de la gravure en manière noire (1839)

On a dit que la gravure au racloir n'était pas de la gravure ; il faut laisser à Joubert l'honneur de s'être attaché à cette idée; il croyait fort honnêtement faire du patriotisme en refusant aux Anglais toute part dans les arts, et à la gravure au racloir, un de leurs moyens de succès, toute possibilité à exciter quelque admiration.
Ce moyen est puissant, voilà le fait, et ce sera toujours une mauvaise marche dans les arts que de procéder par comparaison. L'art de sa nature s'isole par ses qualités et ressort seulement par sa vérité.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde Histoire de la gravure en manière noire (1839)

En prenant devant nous le portrait d'Amélie par Siegen, la décollation de saint Jean par Rupert, quelques productions des Smith, Earlom, et des graveurs de nos jours, et enfin le portrait de Rubens par Le Blon, nous demanderons hardiment à tous les amateurs des arts, s'il est juste de laisser tomber dans l'oubli celui qui fut l'inventeur de ce genre ingénieux de gravure, et ceux qui en étendirent la portée.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Laborde Léon de Laborde Histoire de la gravure en manière noire (1839)

Les arts, sous un certain rapport, ne sont que le vernis de la civilisation, cette dernière main mise à l'œuvre pour la compléter.
Au milieu du dix-septième siècle la Russie n'en était pas encore à ce point, aussi envoyait-elle en Hollande des dessins originaux ou des commandes, et les ateliers des Schenck, Gole, etc., lui expédiaient leurs productions. Au dix-huitième siècle Alexis Zubow apprit en Hollande, dans l'atelier des Picart, la manière de graver au racloir, et la porta en Russie ; il exécuta, dans ce pays, une suite de portraits sans talent.
Source : Gallica

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