Johann Wolfgang von Goethe,
Les Souffrances du jeune Werther
(1774)
“ 30 mai Ce que je te disais dernièrement de la peinture peut certainement s’appliquer aussi à la poésie. Il ne s’agit que de reconnaître le beau et d’oser l’exprimer : c’est, à la vérité, demander beaucoup en peu de mots. J’ai été aujourd’hui témoin d’une scène qui, bien rendue, ferait la plus belle idylle du monde. Mais pourquoi ces mots de poésie, de scène et d’idylle ? Pourquoi toujours se travailler et se modeler sur des types, quand il ne s’agit que de se laisser aller, et de prendre intérêt à un accident de la nature ?Si, après ce début, tu espères du grand et du magnifique, ton attente sera trompée. ”
