Résumé

Contes russes (1886)

“ Il s'arma de courage, honora son gendre d'un grand titre, pourvut sa fille d'un riche trousseau et la lui donna pour femme.
Il y eut un grand festin, le vin coula à flots, et l'hydromel et la bière par-dessus les verres.
Martin vit donc dans son palais, boit d'agréables boissons, se nourrit de mets succulents, est plus heureux qu'un roi. Mais il n'a pas su toucher le cœur de la tzarevna : le dépit la prend, quand elle pense qu'on l'a accordée non à un tzar ou un tzarevitsch,
un roi ou fils de roi, ou à quelque célèbre prince d'outre-mer, mais à un simple Martin, fils de veuve.
”
Source : Gallica

Contes russes (1886)

“ Je suis contente que tu sois là, cher hôte; mais tout de même va-t'en au plus vite. Que Monstre-des-Mers se réveille, et il le mangera s'il est de mauvaise humeur.
- Dis-moi, ma sœur bien-aimée, répondit Ivan Tzarevitsch, comment délivrer notre sœur Inappréciable du Monstre-des-Bois, et toi du Monstre-des-Mers ?
- Si tu veux, tu peux tenter l'aventure, mais il n'y a guère d'espoir. Il existe, làbas, derrière l'Océan, un vaste royaume, ce n'est pas un tzar qui y règne, mais une tzarine qu'on appelle la Jeune-Fille-Roi.
”
Source : Gallica

Contes russes (1886)

“ La jeune fille s'en va donc loin. La forêt devient de plus en plus clairsemée, et voilà la mer azurée, vaste étendue, qui s'étale devant elle; et là-bas, au loin, au-dessus de l'horizon, flamboient comme un incendie les dômes dorés de tours en pierres blanches - C'est sans doute le royaume de mon fiancé qui apparaît là-bas, pensa la jeune fille.
Elle s'assied sur une pierre, prend la quenouille d'argent, le fuseau d'or et file du chanvre. Un fil d'or se déroule. Soudain elle voit venir vers elle, le long du chemin une tzarevna, suivie de nourrices, de bonnes et de fidèles servantes.
”
Source : Gallica

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