Contes russes (1886)
“ Il s'arma de courage, honora son gendre d'un grand titre, pourvut sa fille d'un riche trousseau et la lui donna pour femme. Il y eut un grand festin, le vin coula à flots, et l'hydromel et la bière par-dessus les verres. Martin vit donc dans son palais, boit d'agréables boissons, se nourrit de mets succulents, est plus heureux qu'un roi. Mais il n'a pas su toucher le cœur de la tzarevna : le dépit la prend, quand elle pense qu'on l'a accordée non à un tzar ou un tzarevitsch, un roi ou fils de roi, ou à quelque célèbre prince d'outre-mer, mais à un simple Martin, fils de veuve. ”
