Résumé

Voyage illustré dans les deux-mondes… (1862)

La ville tout entière est comme un musée vivant de l'archéologie espagnole : maisons mauresques, patios comme à Grenade et à Séville, sombres demeures féodales, maisons crénelées et à mâchicoulis, rues entières du moyen âge et qu'on dirait encore habitées par ces fiers chevaliers du romancero espagnol, il y a de tout là-dedans; la civilisation mauresque y coudoie le moyen âge, l'architecture moderne croît comme une plante parasite sur le cadavre du passé, c'est un contraste permanent et heurté à tous les pas, et par suite une source de jouissances continues pour l'explorateur.
Source : Gallica

Voyage illustré dans les deux-mondes… (1862)

Chaque paysan travailleur, chaque chef de famille a voix délibérative. Tout le monde parle ; puis à un signe du doyen d'âge, tout le monde se tait. Les anciens discutent entre eux à mi-voix après avoir entendu le pour et le contre. Et leur avis, voté et acclamé par l'assemblée, fait loi. Entre les mœurs et les coutumes où domine le principe slave de la souveraineté populaire, et le système autocratique importé du dehors en Russie, il y a un abîme. Le vœu le plus propice qu'on puisse former pour l'empereur Alexandre, c'est qu'il sache le combler.
Source : Gallica

Voyage illustré dans les deux-mondes… (1862)

Pareil à une grande flotte à l'ancre au nord-est du continent dont la Manche et le Pas-de-Calais le séparent, baigné par l'Atlantique et par la mer du Nord, il semblait prédestiné par la nature à devenir, le redoutable et magnifique empire maritime dont les navires n'ignorent et ne craignent aucun horizon, et dont l'activité industrielle et commerciale, servie par un audacieux génie d'entreprise, va s'étendant sans cesse jusqu'aux plages les plus lointaines et les plus inhospitalières.
Source : Gallica

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