Miasme paludéen

Définition et enjeux

L. Samuel Viaud Des effluves ou émanations paludéennes

Sans connaître encore la véritable nature du miasme paludéen, nous ne nions pas son existence, comme l’ont fait quelques auteurs qui ne pouvaient le saisir, l’analyser, le peser ; nous n’imiterons donc pas certains philosophes anciens qui niaient que l’air fût une matière, parce que de leur temps on ne pouvait ni le peser, ni le coercer.
Source : Wikisource

Louis Fleury Cours d'hygiène fait à la Faculté de médecine de Paris… (1852)

Si le miasme paludéen peut être considéré comme la cause spécifique des fièvres intermittentes, de la fièvre jaune, de la peste, du choléra, il est un grand nombre de maladies épidémiques qui se développent en dehors de son influence, aussi bien qu'en dehors de celle des miasmes animaux ; de maladies qui naissent en vertu de conditions atmosphériques qui échappent complètement à notre appréciation , et qui constituent cet aliquid divinum, ce génie épidémique, dont la nature s'est dérobée jusqu'à présent à tous nos procédés d'analyse, à tous nos moyens d'investigation.
Source : Gallica

Jean-Christian-Marc Boudin Traité des fièvres intermittentes… (1842)

Si ce grand principe de pathologie générale, qui jusqu'ici n'avait été appliqué que timidement à un petit nombre d'affections, est vrai, j'ai résolu implicitement la question de la nature et du siége des maladies des marais. Dans ces dernières, l'organisme c'est l'homme, le modificateur le miasme paludéen; enfin, la modification du fluide nourricier est représentée par la diathèse sanguine spéciale que produit l'absorption du miasme des marais.
Source : Gallica

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