Maxime François Antoine Lalanne,
Traité de la gravure à l'eau-forte
(1866)
“ On sait que le graveur au burin produit sur le cuivre nu ou l'acier des tailles croisées, mesurées et régulières ; par le caractère même de son importance, la gravure au burin offre toujours la sévérité et la froideur d'un travail positif et presque mathématique: pour l'eau-forte, il n'en est pas ainsi : que la pointe soit libre et capricieuse, qu'elle accuse sans roideur et sans sécheresse la forme des objets et se joue délicatement d'un plan à un autre, sans suivre d'autre loi que celle d'une pittoresque harmonie à faire régner dans l'exécution. ”

